
Canon Fronsac
est le canton historique réputé dès le XVIII ème siècle pour les grands vins
qu'il produisait.Le Château Belloy témoigne des temps fastueux de cette "Belle Epoque". Appartenant à la Famille Travers, il s'inscrit parfaitement dans ce contexte. Situé sur la côte Sud, vers l'Ouest et au dessus de la combe de "Junayme", il a pour cadre un paysage admirablement dégagé, avec un vignoble de versant. Son exposition au midi et la dominante calcaire du site lui assure des conditions naturelles d'exception. La base du calcaire de BELLOY est à environ 15 mètres, le plateau ayant une altitude de 60 mètres. Outre le dégagement de ses relief, Belloy se caractérise par la minceur de sa table rocheuse (calcaire) et par la présence d'un niveau gréseux assez résistant à mi-hauteur de l'assise des molasses, tantôt sableuses, tantôt argileuses, leur permettant ainsi d'être moins sensibles à l'érosion, d'autant que la vallée de la Dordogne est proche. Sur le rebord du plateau calcaire qui dessine un fer à cheval en arrière de Junayme, Gaby et Belloy se font face. A Belloy, nous voyons à l'oeuvre, en 1779, les ARNOUX. C'est cependant plus tard, sous le second Empire, que l'aménagement résidentiel fût entrepris avec les LANORE, pour rajeunir leur ancienne demeure, et dessiner un parc en terrasse autour du château et en surplomb des vignes. Soulignons que dès 1735, BELLOY était déjà un vignoble de très grande qualité, pour preuve le montant des impôts de l'époque, plus élevés pour ce domaine que pour ceux de Saint Emilion. Du rôle des impositions de Libourne de 1741, nous pouvons tirer une liste sur laquelle figure le nom des contribuables de la commune avec mention du montant de leur impôt. Les vignes de Belloy appartenant alors à la famille FOURCAUD était côtées à 20 Livres en première qualité, et à 15 et 12 Livres en seconde. Les vignes Saint Emilion n'étaient côtées qu'entre 15 et 16 Livres en première qualité, et à 12 et 8 en seconde. Compte tenu de la difficulté d'établir des comparaisons d'une commune à l'autre, il ressort tout de même clairement qu'il existait en 1735 - 1741, un secteur privilégié : celui de BELLOY. La Région viticole s'est donc développée au XVIIIème siècle, en raison de la situation du vignoble, mais aussi grâce à certains pionners qui ont su prospecter des marchés lointains, et assurer ainsi l'avènement de la qualité des vins de cette région. Dès la fin du XIXème siècle, le Négoce Libournais s'est enrichi d'agents Corréziens venu tenter leur chance dans la vente des vins. Peu préparés au commerce par mer, qui d'ailleurs déclinait, ils étaient tout à fait prêts à se consacrer à la prospection intérieure : Paris, le Nord et la Belgique. Au XXème siècle, la tradition du Négoce se perpétue, associée à la viticulture, et gardant un contact direct avec le marché national. Ainsi en est-il de la Famille Travers qui depuis plusieurs générations reste au service de sa clientèle en lui sélectionnant les meilleurs vins du Libournais. Accueil - Historique - News |